ARTS & MACHINERIES

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Reprise des emballages

21-05-2009 à 20:07:15
Bonjour,

Nous sommes envahis par les emballages en tous genres des produits que nous consommons au quotidien.
Certes, une filière de collecte a été mise en place ( tri sélectif ), mais ce n'est pas qui en fera diminuer la quantité.
Si ces emballages sont recyclés, c'est bien, mais ce serait mieux si on n'avait pas à recycler pour ne pas avoir eu à s'en servir. Autre désagrément, ce recyclage n'est pas indéfini et il ne s'agit pas à proprement parler de recyclage. La visite d'un centre de tri des déchets est édifiante: seule une partie des déchets isus du tri sélectif est recyclée. Les métaux bien sûr, certains plastiques et quelques emballagesw composites. Tout le reste est envoyé dans un incinérateur d'ordures ménagères et ce n'est donc plus qu'une valorisation énergétique et donc une destruction de matières recyclables !
Et tout cela a un coût qui n'est curieusement pas couvert par la revente des matériaux récupérés, ni par les redevances des entreprises qui déposent leurs déchets.
Non, il faut en plus taxer l'enlèvement par le biais des communes, ce qui est plus cher en mode de tri sélectif qui multiplie les passages.

Il serait donc beaucoup plus judicieux que la collecte des emballages soit assurée par un retour volontaire, par les consommateurs ramenant leurs emballages vides aux commerçants qui les feraient repartir dans la filière déjà existante.

Car il y a effectivement double emploi. Les magasins doivent trier, les consommateurs doivent trier, mais le ramassage est séparé alors qu'il s'agit des mêmes déchets !

Lorsque l'on se rend au supermarché ( exemple généraliste ), on y va la voiture vide, qu'est-ce qui empêche de ramener des emballages vides ?
Cela présenterait plusieurs avantages:
- Moins de déchets dans les communes donc taxe d'enlèvement calculée sur le tonnage devant diminuer.
- Si diminution des volumes, diminution des passages de benne de ramassage et économie sur tout ce qui accompagne ces collectes ( carburant, coût pour la collectivité ).
- Renforcement de la filière "déchets" des réseaux de distribution, propice à une extension à d'autres concepts d'emballages non plus recyclables mais réutilisables ( on veut du durable ou pas? ).
- Coût pour les enseignes compensé par la revente de ces emballages pour éviter l'impact sur les prix de vente.
- Possibilité d'incitations commerciales par les commerçants et marques.

Je propose ici la rédaction d'un courrier-type et d'un texte descriptif du concept. Le descriptif serait consultable en ligne, le courrier type serait à imprimer par les consommateurs et à déposer dans la boîte à suggestions/réclamation à l'accueil des supermarchés. Il s'agit avant tout de sensibiliser les consommateurs au problèmes des emballages et les distributeurs aux attentes de leurs clients dans ce domaine.

La moindre des choses, serait qu'il y ait à la disposition des clients, de containers sur les parkings ou après les caisses pour que les clients s'y débarassent de déchets qu'ils ne veulent pas emmener chez eux ( suremballages ). A défaut, il faudra peut-être se résigner à des dépôts sauvages dans les galleries marchandes pour se faire entendre...

Alors, pour ou contre ?

Cordialement,
Nicolas.

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25-01-2009 à 11:57:09
Bonjour,

Je poursuis mon raisonnement avec une notion probablement oubliée ou inconnue de beaucoup de gens: la consigne !

Le retour volontaire pourrait donc également prendre la forme de ce geste aujourd'hui disparu qui consiste à inciter les clients à ramener les emballages vides pour le réutiliser.
En effet, il y a 30 ans , les bouteilles en verre étaient récupérées, dans les supermarchés où on les déposait sur un tapis roulant, avec remboursement de certaines.
Le verre est finalement assez mal recyclé car beaucoup de gens ne veulent pas faire le détour jusqu'aux bornes de collecte. Etat d'esprit déplorable, manque de motivation ou autres raisons, c'est regrettable, ce serait pourtant un gros progrès et une source d'emplois parfaitement justifiés.
La consigne pourrait d'ailleurs être étendue à des emballages réutilisables, spécialement conçus à cet usage et qui profiteraient ainsi d'une filière de distribution ET de récupération unique.
Il s'agit clairement de créer de nouveaux métiers, ou d'en faire revivre des disparus.

Je pense en particulier à des emballages de produits secs, comme les gâteaux, les tartines grillées, les pâtes, les poudres...
Dans le principe, ces emballage seraient conçus plus résistants, dans des matériaux pouvant supporter un emploi prolongé, de nombreuses manipulations, plusieurs cycles de nettoyage et même de refabrication. Certains plastiques courants s'y prêtent parfaitement et l'investissement initial en matière première serait compensé par la durée de vie et le moindre besoin de renouveller grâce à la gestion des emballages en circulation ' à la manières des bouteilles de gaz ). Ce serait également un gain environnemental direct par la réduction des déchets à traiter et de déchets ultimes issus de l'incinération à enfouir.

La consigne est un système simple qui exploite à fond les infrastructures et l'organisation d'un supermarché. On peut citer:
- Le rassemblement en un même lieu de la distribution et de la récupération.
- La rationalisation des transports: camions chargés d'emballages pleins à l'aller, mais chargés d'emballages vides au retour. Plus de retours à vide.
- Orientation vers une optimiation des emballages pratiques et séparation des fonctions emballage/promotion, cette dernière s'apliquant sur le rayonnage.
- Meilleure protection des produits fragiles par la rigidité et l'étanchéité relative des boîtes plastiques.

Côté récupération des emballages non réutilisables, il y a déjà eu des initiatives pour tester la chose. Je citerai par exemple Carrefour qui , il y a une petite vingtaine d'années, avait disposé dans ses galleries marchandes des "machines à sous" fonctionnant aux canettes de boissons ! La machine faisait le tri ferreux/non ferreux et délivrait des bons d'achat aux plus chanceux. Le gain n'était pas faramineux pour les "joueurs" , mais la démarche était positive, ludique et motivante quand même. Malheureusement, l'expérience n'a pas duré. C'est regrettable quand on voit la quantité de ces canettes au bord des routes. Elle prouvait cependant de la capacité d'n supermarché à offrir un flux de retour des emballages. L'idée ici est d'étendre ce flux à tous les emballages, et de développer des emballages réutilisables partout où c'est possible.

Que deviendront les emballages réutilisables ?
Imaginons le système en place. Au premier achat, le consommateur paye le contenu plus un surcoût pour l'emballage de la boîte ( la consigne ). La matière et le mode de fabrication d'une boîte en plastique font que ce surcoût sera très limité.
Une fois le produit consommé, l'emballage est ramené au magasin où il est comptabilisé et la somme correspondant à la consigne viendra soit en déduction des prochains achats si le produit n'est pas racheté ( avec remboursement de la consigne ), soit couvrira la consigne du prochain achat. Ce système permet donc à l'usage de ne payer que le contenu !!!
L'avantage de la consigne initiale est qu'elle contribue au financement de la fabrication des emballages, l'économie par rapport à du jetable couvrant ensuite le fonctionnement régulier.
L'emballage vide retourne ensuite à l'usine d'emballage qui doit être équipée d'un dispositif de nettoyage préparant cet emballage pour un nouveau cycle. C'est ça le recyclage, et pas autre chose.
Le transport des emballages se faisant alors entre les mêmes points, il est plus facile d'en gérer les allées et venues par des navettes utilisées au mieux.

Le coût pour le consommateur ?
Théoriquement, l'impact immédiat sur le consommateur se réduit au prix de la consigne et aux manipulations pour ramener les emballages vides.
Mais dans un secnd temps, cela réduit considérablement les manipulations d'emballages à jeter et la réduction des déchets peut se traduire par une réduction du coût de la collecte des déchets ménagers. L'ensemble est donc potentiellement très favorable.

Le coût pour l'environnement ?
Il est également favorable car il diminue le recours aux matières premières actuellement gâchées par un usage très court. L'origine pétrolière des emballages réutilisables est compensée par leur durée de vie et la possibilité de les recycler même en cas de "casse". En effet, les plastiques ont la capacité à être boyés et refondus pour efaire des emballages ou autres objets. L'incinération peut donc être repoussée assez longtemps avant de finir par une valorisation. De nature identique, la matière des emballages réutilisable peut avoir une durée de vie proche de celle des boîtes domestiques vendues vides !

Le coût pour l'entreprise ?
Il est non négligeable et comprend l'investissement dans un stock d'emballages adaptés et dans un système de nettoyage à intégrer à son installation de production. On peut estimer que le remplacement des emballages jetables, ajouté à l'apport des consignes initiales, doit largement couvrir les besoins de la filière.

Le coût pour la distribution ?
Il est significatif également, surtout en termes de manipulations et de place. On peut comprendre la difficulté d'implanter des espaces de reprise et destockage et de manoeuvre dans un centre commercial existant. C'est le problème majeur de cette idée, et qui nécessiterait une application progressive en fonction des constructions neuves ou rénovations/extensions de centres existants. Techniquement rien d'imposible cependant.
Le financement de ce genre d'installations serait probablement couvert par une répartition entre toutes les parties prenantes, une part par le distributeur, une part par le fournisseur, une part prélevée sur les consignes ou négociée au volume entre distributeur et fournisseur au titre de la prestation.
La grande distribution dispose déjà de moyens utiles à la gestion des emballages réutilisables: les codes barres pour l'identification et les cartes de fidélité pour la gestion des consignes.

Voilà une réflexion, un peu longue je m'en excuse, qui je pense mérite l'attention de tous et que j'aurai plaisir à développer si elle éveille l'intérêt.

Bien cordialement,
Nicolas.


--Message édité par Touche_à_tout le 21-05-09 à 08:43:33--

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25-03-2009 à 00:49:27
Bonjour,

euh j'avais grassement répondu sur le pourquoi et comment on ne reprends pas!!
oubliettes comme le reste (mieux, il y en a qui se perfectionnent en ellimination

faut compter transport (du vide qui revienent)
hygiene obligatoire (le connard qui met son megot dans la bouteille de pinard qui ne partita pas avec la laveuse)...


Râleur pathenté :p mais au grand coeur :) un vrai chti quoi.
[quote] Quand tu te cogne la tête sur un pot de fleurs et que ça "sonne creux" poses toi la question le pot est il vide avec ces jolies fleurs dedans? (Confucius)



19-05-2009 à 09:34:05
Bonjour
Je suis d'accord avec toi touche à tout sur le principe mais ayant travaillé dans ma ville sur le nettoiement et le recyclage des déchets je puis te dire que ce n'est pas gagné.
1:souvent les emballages sont réutilisés de façon incorrectes,je m'explique, certain utilises les emballages pour stocker des matières dangereuses ( consigne de produit alimentaire pour des solvants par exemple).
Les cartons et plastiques ne sont pas toujours réutilisable( étiquettes difficiles à enlevées, ruban adhésifs, agrafes ext ext.
Le cout du recyclage devient exorbitant, sans compter que sur une collecte il suffit que quelques uns ne jouent pas le jeu et mélangent pour ne pas se prendre la tête des déchets autre que ceux recyclés et c'est toute la collecte qu'il faut trier.
La véritable solution serait de reprendre les choses à la source,comme dans la nature, emballage biodégradable servant d'engrais.Exemple:Au lieu de mettre des chips en polystyrène ont peu utiliser du pop corn ,revenir à des rubans adhésifs en papier.
Faire des objets plus solides que l'on changent moins souvent j'ai à l'esprit un ouvre boite que ma femme avait acheté et qui semblait costaud, et bien en peu de temps la poignée nous est restée dans les mains.Heureusement j'en ai refait une autre en alu au lieu du plastique originel mais combien se retrouve dans les poubelles?
Je pense sincèrement que nous devons revoir nos habitudes car la pollution en tout genre prend des proportions énormes.
La solution passe aussi par une éducation des individus, je vis à la campagne dans un endroit ( tranquille) je ne vous dit pas le nombres de déchets que je ramasse régulièrement dans le chemin qui vient chez moi alors qu'il y a des poubelles à proximité.
Devant un tel état d'esprit de nos contemporains je ne pense pas que la pollution va diminuer du jour au lendemain.
La cupidité de ceux qui décident est trop grande et leurs intérêts trop importants, l'avenir de la planète pèse pas lourd dans la balance.
Quand je regarde le ciel les jours ou il fait beau, je compte en général au moins cinq avions de ligne en permanence.Ces mêmes jours je doit faire attention si je vais en ville de ne pas rouler trop vite à cause de l'ozone alors je me dis tout ces avions ou vont ils? que transportent ils?et eux est ce qu'ils ne polluent pas l'atmosphère encore plus que nos voitures?
Peut être qu'avec un peu plus d'organisation nous pourrions limiter tout ces transports et respirer mieux.
Ma génération est au bout du rouleau mais je pense à ce que sera l'avenir de nos enfants et petits enfants qu'allons nous leur laisser? un dépotoir universel ? Peut être bien au train ou vont les choses.
J'espère ne pas vous avoir cassé le moral et que tout les défenseurs de la nature se mobiliserons un jour dans l'unité.
Cordialement Papynano

Cordialement Papy
21-05-2009 à 09:33:46
Bonjour,

Il s'agit plus d'un problème de mentalité ( le plus grave qui soit ) que d'un problème de techniques.
Le cas des emballages détournés est marginal et le problème se déplace alors vers le traitement du contenu, qui échappe la plupart du temps à toute forme de traitement. Actuellement, on se contente de laisser vendre des produits portant des sigles "dangereux", "toxique", "corrosif", "polluant" et autres, en recommandant de confier les déchets d'utilisation à une filière de traitement spécialisée, mais on oublie qu'il n'existe pas de filière de collecte pour les petites quantités. On est donc dans l'hypocrisie la plus complète. On comprend bien qu'il n'est pas possible d'organiser un ramassage des chiffons imbibés de solvants ou autres produits, ce ne serait ni efficace ni rentable. On ne peut pas nion plus se permettre de mélanger tout et n'importe quoi dans le monde des produits chimiques, toute collecte de ce genre ne peut qu'être sérieusement sélective. Dans la même optique que mes messages précédents, je ne vois que l'utilisation de la remontée de la filière distribution, vers les producteurs de produits chimiques, les plus aptes à conduire des retraitements. Le processus est déjà plus ou moins initié avec les matériels électriques/électroniques, mais ce système n'étant pas au point non plus, ce n'est effectiverment pas gagné.
Notons cependant que de plus en plus de produits usuels sont remplacés par des substituts moins concentrés ou comportants une plus grande part d'additifs moins nocifs.

Reste que pour les emballages de grende consommation, c'est du grand n'importe quoi. On voit même fleurir des mentions racoleuse et mensongères comme quoi certains seraient écologiques. J'aimerais bien voir en quoi les briques de lait composites peuvent être bénéfiques à l'environnement. Que le carton soit issu de forêts replantées n'est qu'un signe de gestion efficace, mais dire qu'on plante plus d'arbre qu'on en coupe est un faux argument car c'est bien la différent de masse entre un arbre adulte et un jeune plant ! Quid du film plastique qu'on ne sait pas séparer de la feuille d'aluminium, et de cette dernière dont la finesse en fait perdre la majeure partie ?

Il y a donc bien un problème énorme de conception des emballages modernes, qui ne répond qu'aux impératifs de marketing et ignore le traitement "fin de vie".

Ce n'est pourtant pas faute d'initiatives intéressantes: le milieu automobile exige de ses fournisseurs des emballages carton fermés par du ruban papier collé à la gomme arabique. Ces cartons sont donc entièrement recyclable en pâte à papier car ils ne contiennent ni agrafes ni rubans adhésifs en plastique. Malheureusement, ces emballages sont beaucoup plus chers que les moyens habituels polluants et on ne voit pas venir de soutien financier à ces démarches pour les promouvoir plus inténsément.

En ce qui concerne le tri sélectif, je mettrai un bémol au problème de ceux qui ne jouent pas le jeu: certains pays nordiques ont fait l'expérience inverse. La population y étant plus disciplinée que chez nous, ils se sont retrouvés avec des ordures ménagères tellement débarrassées d'emballages qu'elles ne brûlaient plus dans les incinérateurs, les obligeants à rajouter des emballages pour entretenir la combustion sans ajout de pétrole ou gaz ! Ce système a donc lui aussi des limites et laisse penser qu'il faut envisager d'autres solutions plus innovantes.
J'y reviendrai dans d'autres messages pour ne pas faire trop long.

Cordialement,
Nicolas.

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21-05-2009 à 16:23:39
Bonjour
Le recyclage des déchets n'est pas obliger de passer par l'incinération.
Les déchets organiques pourraient très bien être compostés voir traiter pour produire du méthane qui lui servirait à la combustion.
Les composts seraient plus propres s'ils n'ont pas de débris plastique.
Dans les collectes d'ordures ménagère je me rappelle avoir vu passé des explosifs qui avaient trainés dans des fonds de granges et qui pissaient la nitro( d'ailleurs le concasseur n'y avait pas résisté) car la ville broyait les collettes de poubelles pour faire du compost que personne ne voulait à cause des débris de toutes sorte qui ne se décomposaient pas.
Tout est finalement passé dans les fours mis en place plus tard et ensuite tôlé général contre les fours à cause de la dioxine.
Il faut reconnaitre que les véritables responsables eux n'étaient pas mis à l'index toute la responsabilité du retraitement retombant sur les élus locaux, qui bien souvent ignoraient la toxicité des déchets.
D'une façon comme d'une autre l'effet boomerang agit tôt ou tard.
Si nous ne payons pas en amont pour avoir des emballages recyclables il nous faudra payer en aval avec la pollution généré.Pendant des années dans notre région les industries ont jetées des déchets et maintenant les lacs rivières et fleuves sont pollués sur des centaines de Kms.Ce n'est peut être que la partie visible de l'iceberg que nous réserve le sous sol quand les fûts et autres déchets jetés dans les décharges et recouverte de terre libèreront leur contenu sous l'action de la rouille et se mélangerons avec X produits de rencontre.
D'ici la en surface nous auront peut être fais un joli lotissement ou de nombreux enfants jouerons gaiement dans les effluves qui remonteront en surface.
Suis je pessimiste ou bien cela pourrait bien être la dure réalité qui sait?
Devant l'inconscience généralisé actuelle tout peut arriver.
Cordialement Papy

Cordialement Papy
21-05-2009 à 20:07:15
En ce qui concerne les constructions de lotissements sur d'anciennes décherges, ça existe. Je prendrai l'exemple de Crégy lès Meaux ( 77 ) où une ancienne décharge publique a été fermée et comblée, avant que le terrain ne soit livré aux promoteurs qui ne pouvaient paas ignorer la nature réelle du sous-sol, pas plus que la mairie qui a délivré les autorisations.
Les effets n'ont pas tardé à se manifester: émanations de gaz dans les habitations qu'il a fallu drainer par des forages de collecte, et mouvements de terrain ayant causé des fissurations importantes de certaines maisons. Les propriétaire, eux, n'étaient pas au courant de l'histoire de la terre sur laquelle ils avaient fait construire en y mettant toutes leurs économies...

Pour ce qui est de la méthanisation des déchets, je me suis déjà étonné du dédain envers cette technique pourtant éprouvée depuis bien longtemps. C'est certainement pour des petits profits entre amis que la décharge de la REP de Claye-Souilly/Charny/Fresnes sur Marne, déjà énorme, est encore en train de s'agrandir, non pas pour entasser des déchets ultimes d'incinération, ce qui pourrait se comprendre, mais bien pour enfouir des ordures ménagères et capter le biogaz. Cette décharge brûle le gaz produit pour ses propres besoins et revend une partie du courant pour alimenter un radar automatique routier 9 km plus loin...
La quantité de terres agricoles qui vont disparaître pour cette exploitation désastreuse est hallucinante. Je ne comprends pas que l'on puisse autoriser une si mauvaise gestion des ressources. Pour moi, cette histoire est aussi mafieuse que celle des ordures italiennes !

A suivre, j'ai d'autres trucs dans le même genre...

Cordialement,
Nicolas.

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